Le matériel de maquillage minimum, et ce qui ne sert qu'une fois
Les gammes de pinceaux à douze pièces ont un excellent argumentaire. En pratique, trois outils couvrent l'essentiel, et l'entretien compte plus que le nombre.
J'ai possédé beaucoup d'outils et j'en utilise trois. Ce n'est pas une position minimaliste de principe — c'est ce qui est resté après plusieurs années.
Les trois qui servent
- Un outil pour le teint, pinceau plat ou éponge selon la texture employée et le rendu recherché. C'est là que la différence d'outil se voit le plus.
- Un pinceau moyen et souple pour les poudres, qu'il s'agisse de fixer ou de donner de la couleur. Sa souplesse importe davantage que sa forme exacte.
- Un petit pinceau biseauté, qui sert aussi bien pour les sourcils qu'en usage précis. C'est le plus polyvalent des trois.
Le reste — les outils très spécialisés, ceux qui ne servent qu'à un geste précis — s'ajoute si le besoin se manifeste réellement, pas en anticipation.
Un outil qu'on n'utilise pas n'est pas un mauvais outil. C'est un outil acheté pour une pratique qu'on n'a pas.
Ce qui compte plus que le nombre
L'entretien. Un pinceau qui sert au teint accumule produit, sébum et poussière. Nettoyé régulièrement, il applique mieux et se comporte de façon prévisible ; laissé en l'état, il fait l'inverse et devient un support peu recommandable, en particulier autour des yeux.
C'est aussi ce qui détermine la durée de vie : des outils corrects entretenus durent des années, des outils coûteux jamais lavés se dégradent en quelques mois.
Les durées d'utilisation
Les produits cosmétiques portent une indication de durée d'utilisation après ouverture, et certaines catégories — notamment celles qui s'appliquent au contour des yeux — ont une durée courte. C'est une information réglementaire figurant sur l'emballage, et elle mérite plus d'attention qu'on ne lui en donne.
Un produit qui a changé d'odeur, de texture ou d'aspect se jette, quelle que soit la date indiquée. Et en cas de rougeur, de gonflement ou d'irritation persistante après application, l'usage s'arrête et la question se pose à un professionnel de santé.